La ferme Henricot, exemple d'agroécologie pour des fonctionnaires européens

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Parce qu’il pratique l’agroécologie depuis plus de 20 ans, Claude Henricot reçoit régulièrement des chercheurs, des étudiants, des agriculteurs dans sa ferme à Mont-Saint-Guibert. Jeudi, il a accueilli pour la première fois, des fonctionnaires européens.

Claude Henricot est agriculteur à Corbais. C'est un pionnier de l'agroécologie. Une cinquantaine de fonctionnaires européens sont venus visiter ce jeudi son exploitation agricole. "Pour nous, c'est très important d'être en contact avec le terrain et de mieux comprendre les contraintes des agriculteurs. Dans leur travail quotidien, dans leur pratique, puisque nous, on doit préparer des projets de règlements concernant ces pratiques", explique Gaëlle Marion, la responsable de l’unité environnement à la DG Agriculture de la Commission européenne.

 

À la ferme Henricot, on travaille différemment la terre. Ici, on ne laboure quasiment pas. "Disons, la touiller un minimum, ne pas casser et faire de micro mottes de manière à casser le réseau mycorhizien. Une réduction drastique du travail du sol pour maintenir une vie microbienne dans le sol, à savoir les champignons et les bactéries. C’est essayer de garder ce qui nourrit ma plante et qui nourrit mon sol", précise Claude Henricot

 

Et cette façon de travailler la terre a de multiples avantages. "Ça diminue les achats d'engrais, ça diminue les achats de produits phyto, ça diminue l'érosion, ça maintient l'eau du sol, ça stocke du carbone dans le sol. Et disons que tous ces petits éléments mis bout à bout font la raison d'exister de cette forme d'agriculture."

 

Claude Henricot est ravi que des fonctionnaires européens s'intéressent à son travail et viennent voir sur le terrain les bienfaits de l'agroécologie. "Oui, c'est super intéressant pour nous parce que c'est un peu montrer qu'il y a des formes d'agriculture qui fonctionnent très bien, qui sont résilientes et qui sont, disons,  sont bénéfiques pour l'environnement et la biodiversité. Mais en plus, c'est eux qui vont rédiger les lois qui nous gouvernent et les lois au niveau de l'agriculture, à l'heure actuelle, elles sont faites pour l'agriculture conventionnelle, intensive et non pour une agriculture disons agroécologique."


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